La nourriture suédoise dangereuse !
Acte I : avant l’embarquement
Je le savais et j’en ai enfin la preuve, la nourriture suédoise est considérée comme dangereuse et est même persona non grata en cabine dans les avions ! Je me suis en effet vu refuser de prendre avec moi en cabine lors de mon dernier Stockholm-Paris quelques bocaux de harengs, me forçant ainsi à envoyer mon unique sac en soute et à trimballer mon ordinateur dans un sac plastique. Trop de hareng tue le hareng comme dit le proverbe.
La réglementation est de limiter les liquides et gels en cabine à 1L maximum et pas plus de 200ml par récipient (oui moins qu’une canette de soda). Dans le même temps, 10 mètres plus loin on peut acheter des litres de vodka… normal. Certes ils seront emballés dans un emballage de sécurité, plus connu sous le nom de “sac plastique”. C’est une mesure de sécurité qui de toute façon n’a guère de sens puisqu’ils ne vérifient pas le contenu des gels douche et autres que vous pouvez prendre avec vous en cabine. Il suffit de regarder deux ou trois films américains pour avoir plein d’autres idées sur comment passer des explosifs en douce (déjà la fouille au corps n’est pas systématique…). À quand un film utilisant des harengs comme arme ? On a déjà le titre : Errings on a plane…
Acte II : après l’atterrissage
À mon atterrissage, pas de doute, je suis bien à CDG, en France. Et pour cause, je suis le témoin d’une scène de grève de la part des agents de sécurité de l’aéroport. Petit compte-rendu :
Alors que j’attends sur le quai du nouveau tram automatisé reliant les différents terminaux (une petite merveille niveau rapidité et simplicité, soit dit en passant), semble arriver une colonie de vacances à vue d’oreille. Chants et éclats de rire au programme. Quelques instants plus tard, la cohorte responsable du chahut émerge de l’escalier automatique. Costumes sombres de rigueurs, 35 ans de moyenne d’âge. Sans doute vont-ils manger. Il est pas loin de 13h, ça semble raisonnable. Ils montent à bord de la navette (ratio voyageurs/agents de sécurité estimé à 5/150) et descendent deux arrêts plus loin. Entre temps, rien que de très positif et guilleret, qui de lire son journal, qui de discuter du match de foot de la veille.
Lorsqu’ils descendirent enfin et que le wagon nous revînt, à moi et aux trois autres voyageurs, j’appris bien involontairement qu’ils étaient en grève, l’un d’entre eux ayant expliqué la situation à une des dames du wagon. Apparemment une des leurs venait de se faire agresser et une grève spontanée avait éclaté. Pourtant en 5 minutes dans un wagon bondé, je ne peux attester d’aucune sorte de revendication, agacement, animosité, effarement ou autre… Étonnant, non ?





February 23rd, 2008 at 09:40
[...] ici après pas mal d’activités un peu plus scolaires ces derniers temps. Au programme, un article déjà publié sur mes (més)aventures dans les aéroports le mois dernier et à venir : un article [...]